Sommaire
L'essentiel
- La plupart des marchandises paient 5 % de droits de douane sur la valeur CIF, dans le cadre du tarif commun des pays du Conseil de coopération du Golfe.
- La TVA à l'importation dépend du pays : 5 % aux Émirats et à Oman, 10 % à Bahreïn, 15 % en Arabie saoudite. Le Koweït et le Qatar n'en appliquent pas.
- Aux Émirats, les factures commerciales de plus de 10 000 AED doivent être attestées par le ministère des Affaires étrangères avant le dédouanement.
- En Arabie saoudite, chaque envoi doit être couvert par des certificats de conformité émis via la plateforme SABER avant son arrivée.
Un tarif douanier commun, avec des exceptions
Les six pays du Conseil de coopération du Golfe (Émirats arabes unis, Arabie saoudite, Qatar, Koweït, Bahreïn, Oman) forment une union douanière. Pour la plupart des produits venant de Chine, le droit de douane est de 5 % de la valeur CIF, c'est-à-dire le prix des marchandises augmenté du fret et de l'assurance jusqu'au port d'arrivée.
Il existe des exceptions : le tabac et certaines boissons supportent des taxes bien plus élevées, quelques produits sont exonérés, et l'Arabie saoudite applique des droits plus élevés sur certaines catégories pour protéger sa production locale. Les pays du Golfe sont par ailleurs passés à une nomenclature douanière à 12 chiffres : vérifiez le code exact de votre produit avant de commander.
La TVA à l'importation, pays par pays
| Pays | TVA à l'import | À savoir |
|---|---|---|
| Émirats arabes unis | 5 % | Les entreprises enregistrées la déclarent sur leur déclaration de TVA |
| Arabie saoudite | 15 % | Payée au dédouanement, récupérable par une entreprise enregistrée |
| Bahreïn | 10 % | Taux relevé en 2022 |
| Oman | 5 % | En vigueur depuis 2021 |
| Koweït | Pas de TVA | Des droits d'accise existent sur certains produits |
| Qatar | Pas de TVA | Des droits d'accise existent sur certains produits |
La TVA se calcule sur la valeur CIF augmentée des droits de douane, et, pour certains produits comme le tabac ou les boissons sucrées, des droits d'accise.
Émirats arabes unis : les points clés
- Importateur enregistré : il faut une licence commerciale et un code importateur auprès des douanes de l'émirat. À Dubaï, les déclarations passent par le système Mirsal 2.
- Attestation des factures : depuis 2023, toute facture commerciale d'importation de plus de 10 000 AED doit être attestée par le ministère des Affaires étrangères (MOFAIC) avant la libération de la marchandise, moyennant des frais.
- Conformité produit : de nombreux produits réglementés (électrique, électronique, jouets, cosmétiques…) doivent obtenir une certification du ministère de l'Industrie (programme ECAS), et les appareils radio (Bluetooth, Wi-Fi) une homologation de l'autorité des télécommunications (TDRA).
- Délai : avec un dossier propre, le dédouanement prend souvent 24 à 72 heures après l'arrivée.
Vous importez vers les Émirats ou l'Arabie saoudite ? Parlons de vos certificats avant la production, pas au port.
Qualifier mon projetArabie saoudite : SABER, FASAH et importateur local
- Importateur saoudien : l'importateur doit être une société enregistrée en Arabie saoudite. C'est elle qui ouvre le compte sur la plateforme SABER. Sans structure locale, on passe par un importateur officiel.
- Certificats SABER : un certificat de conformité produit (PCoC) par modèle, valable un an, et un certificat par envoi (SCoC). Depuis 2025, les deux doivent être obtenus avant l'arrivée : une régularisation après coup expose à un renvoi de la marchandise.
- Déclaration FASAH : la déclaration en douane se dépose sur la plateforme FASAH, idéalement avant l'arrivée du navire, avec facture, connaissement, liste de colisage et certificat d'origine.
- Normes et étiquetage : les produits doivent respecter les règlements techniques saoudiens (SASO), avec un étiquetage en arabe pour la vente au consommateur.
Les exigences évoluent régulièrement, par exemple avec de nouvelles listes de codes douaniers soumis à des déclarations supplémentaires. Vérifiez-les avec votre importateur au moment de la commande.
Zones franches : stocker et réexporter depuis les Émirats
Dans les zones franches comme celle de Jebel Ali, à Dubaï, la marchandise peut être stockée en suspension de droits. Les droits de douane et la TVA ne sont dus que lorsqu'elle entre sur le marché émirien. C'est une solution intéressante pour servir plusieurs pays du Golfe ou d'Afrique depuis un stock unique.
Les documents à réunir
| Document | Émirats | Arabie saoudite |
|---|---|---|
| Facture commerciale | Attestée au-delà de 10 000 AED | Conforme aux exigences de FASAH |
| Liste de colisage et connaissement | Obligatoires | Obligatoires |
| Certificat d'origine | Généralement demandé | Généralement demandé |
| Certificats de conformité | ECAS, homologation TDRA selon le produit | PCoC et SCoC via SABER |
| Statut de l'importateur | Licence commerciale et code importateur | Société saoudienne enregistrée |
Transport et délais
À titre indicatif, un transit maritime Chine → Jebel Ali prend souvent 15 à 25 jours, un peu plus vers Dammam ou Djeddah. Le fret aérien reste une option pour les petits volumes urgents. Le calculateur CBM vous aide à choisir entre groupage et container complet.
Notre rôle : vérifier avant la production que les rapports d'essais de l'usine pourront servir aux certifications SABER ou ECAS, préparer des documents cohérents, et coordonner l'expédition avec votre importateur ou votre transitaire local.
Questions fréquentes
Oui : l'importateur doit être une entité saoudienne enregistrée, qui gère aussi le compte SABER. Sans structure locale, on passe par un importateur officiel.
5 % de la valeur CIF pour la plupart des produits, plus 5 % de TVA calculée sur la valeur CIF augmentée des droits.
Depuis 2023, les factures commerciales d'importation de plus de 10 000 AED doivent être attestées par le ministère des Affaires étrangères avant la libération de la marchandise.
Souvent 15 à 25 jours de mer jusqu'à Jebel Ali, un peu plus vers l'Arabie saoudite, plus le dédouanement.